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"It is not just fantastic, it is Gene
Mann "
A. Thursten about Gene Mann : A Contemporary View : Selected
Works 2007
Il y a de la magie dans la ligne impulsive, imprévisible
et énergétique de Gene Mann. Pour cette artiste Ink
hand d'origine française qui habite depuis longtemps en Suisse,
près de Genève, aucun aspect de son art n'est calculé
ou affecté.
Son art reflète son esprit personnel. C'est un art spontané,
ouvert aux découvertes et, sans doute, irrésistiblement
libre... De la même façon, en produisant une grande
œuvre comme «Promesse de Printemps», Mann regroupe
plusieurs peintres individuelles pour créer un seul tableau
impressionnant. Dans ce format, des formes tournoyantes et fluides
évoquent les esprits de la terre participant au cycle annuel
de la nature qui va de la pourriture à la renaissance. Avec
sa palette fortement monochromatique et ses formes pures, cette
image dynamique rappelle les anciens peintres rupestres du sud de
l'Europe, l'énergie brute de l'art des enfants et la ligne
naturelle (sans affectation) et expressive qui distinguait les œuvres
de grands modernistes comme Paul Klee ou Jean Dubuffet. Mann dit:
“Je me sens la plus heureuse quand je me trouve dans mon atelier,
devant une feuille du papier ou une toile blanche, faisant de nouvelles
expériences avec des matériaux en suivant le processus
créatif qui m'emporte”.
“Chacune
de ses œuvres, petit carreau de carton peint ou grand tableau
composé de plusieurs grands éléments, est une
illustration de processus créatif dont elle parle. En même
temps, chaque œuvre est un souvenir du voyage intérieur
de cette artiste inventive, profondément personnel et profondément
spirituelle. Un voyage ou elle suit ses coups de cœur, un voyage
dont les découverts imprévisibles sont, pour cette
artiste, autant de récompenses.”
Edward M. Gomez. Ecrivain et critique d'art New York, "Promesse
de Printemps", 2005
Edward M. Gomez est collaborateur du quotidien The New York Times
et des revues Art in America, RAWvisions et Art & Antiques.
Au
carrefour du réel et de l'imaginaire, ces mélanges
d'art brut, ce tachisme et cette sténo picturale sont les
tapisseries d'un tremblement de terre qui ne viendra pas. Mais il
faut le deviner. «Attention danger!» avertissait James
Ensor, peintre belge, par des encadrés à l'entrée
de ses expositions. «Attention peinture» dirons-nous
ici: comme il y a des natures mortes, il y a des peintres vivantes
qui se font un sang d'encre a l'image de celles que-par jeu - Gene
Mann nous offre aujourd'hui.
BF, Paris, sur l'Exposition, Gallerie Miyawaki, 2004
«Les exquises turbulences de Gene Mann ne relèvent
pas de l'art d'agrément. Ces clones, ces frères siamois
inachevés, ces coulées toujours fraîches d'un
pinceau qui se fraye une voie dans la trame des jours, ces chimères
au graphisme saugrenu, ces créatures en noir et blanc d'avant
le création, d'avant les premiers arcs-en-ciel sont l'ombre
portée, toujours vivante, parafe d'un travail d'après
nature, de l'inconscient du peintre.”
BF, Paris, sur l'Exposition, "Exquises turbulences",
avec la performance musicale du saxophoniste Archie Shepp, 2003
On peut faire dire n'importe quoi à un tableau et même
à plusieurs. Mais on ne dit pas la peinture comme on ne traduit
pas la musique. L'œil écoute. «L'œil existe
a l'état sauvage» dit André Breton. Avec, à
la dérobée, des clins d'œil. Regardez en silence
ceux de Gene Mann sous les violences du «monde cassé»
ou nous sommes, qui à perdu ses écrous et qu'elle
nous raconte.
BF, Paris, Exposition Bill Evans Droog Design, designer
Teo Jakob, Genève, 2001
C'est
un regard sur l'insaisissable que Gene Mann nous offre à
voir, sur cette vie de la réalité, si fugitive et
si unique dans l'instant, si multiple et si complexe dans le temps
et dans la durée. Et pour dire l'insaisissable, Gene utilise
la fluidité, la vie elle-même car ce n'est pas une
«œuvre-mouvement», une «image-définition»
qu'elle nous propose ; c'est un parcours à réaliser
librement, une histoire à tisser de fragment en fragment,
C'est un traversée qui nous est donnée à vivre...
Béatrice Tramond, Historienne d'art, "Mythologie
quotidienne", Genève, 1998
Quand je pénètre une œuvre de Gene Mann, j'ai
l'impression tenace de participer aux étranges mouvements
de l'inconscient. L'artiste sans doute me pousse vers ces profondeurs
imprévisibles de l'âme par sa manière de construire
le tableau.
Il en résulte une énigmatique harmonie suffisamment
forte pour imposer une histoire, avec ses personnages échappés
de la masse par les failles de la composition. L'inconscient s'offre
alors en sortant de sa gangue une scène étrange qui
ouvre le tableau aux perspectives les plus diverses…
Raymond Farquet, Ecrivain journaliste, "L'archéologue
de l'inconscient", 1998
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